Nouvelles

En terminant (le 5 juin 2013)

Chers amis qui lisent notre blog,
Salutations chaleureuses du camping à Dronten. Il y a déjà deux semaines depuis que nous sommes arrivés aux Pays-Bas. A ce moment nous vivons dans un petit caravane jusqu’au demi Septembre et après nous déménagerons dans un chalet meublé avec 3 chambres à coucher où nous pourrons rester permanent. Cela est merveilleux parce que ça nous empêche d’acheter des meubles immédiatement. Et nous serons aussi tranquil, car avec tout ce qui s’est passé nous devrons prendre notre temps pour retrouver notre équilibre.

Notre fête d’adieu de nos amis Namibien et aussi des frères et sœurs de l’église “Evangeliese Sendings Kerk” a chauffé notre cœur. Dans l’an passé ils sont devenus notre famille et nous en sommes sûr que ce lien restera, car nous espérons encore une fois y aller pour une visite.
En arrivant ici nous ‘tombait dans un bain chaud’ (c’est une expression hollandaise pour exprimer que c’était vraiment un bienvenue chaleureux), qui ne pouvait pas être détruit par le froideur dehors.
Des amis et des frères et sœurs de notre église Shekinah faisaient de leur mieux pour montrer que nous étions les bienvenus.
Le caravane était décoré avec des petits drapeaux colorés et beaucoup de ballons. Il y avait des fleures, beaucoup de cartes postales, le frigo était plein de nourriture et dans l’église on avait pris une collections pour nos premier coûts quotidiens.

Dans Sa Parole Dieu nous promets qu’Il ne nous quittera jamais… n’importe les circonstances et chaque jour c’est exactement la réalité pour nous.
Nous sommes vraiment reconnaissants que nos sponsors continueront encore à nous supporter financièrement jusqu’au moment que nous avons retrouvé notre équilibre. Mais ces derniers deux semaines nous avons eu des bénédictions chaque jour.
Nous avons une voiture, tout les deux nous avons un vélo et quelqu’un nous a offert une machine à laver et un sécheur gratuit. Carla a de nouveau une tâche de traduction. La semaine passée nous avons visité la place où Janne travaillait à Emmeloord et elle était vraiment la bienvenue parmi ses collègues trisonomique: bras ouverts et des cries de joie.
Aujourd’hui on nous a informé qu’elle pourra recommencer le 1er juillet et même le taxi pour aller et retour sera arrangé. Avec tous les changements qu’elle a vécu il est essentiel qu’elle aura de la paix dans une routine quotidienne.

Hier nous avons eu un rencontre avec René Ruitenberg et Gert van de Weerdhof, le visionaire et le président du René Kids Centre. Du début du projet en 2008 nous étions engagés, mais maintenant – après 5 ans – il est temps de fermer la porte.
Nous souhaitons le Comité, l’équipe, et les entrepreneurs engagés le meilleur. Que Dieu vous bénisse. Il est fidèle de finir ce qu’Il a commencé.

Hier soir soudain Janne était déterminée de prier pour nous. Il est évident que Janne est handicapée, mais elle nous surprit souvent avec son antenne spirituel assez sensible: “Cher Jésus, je prie pour papa et maman et aussi pour moi-même. Vous pouvez aider, moi je ne peut pas. Saint-Esprit, tu es là aussi pour nous aider au nom de Jésus. Amen!”

En terminant nous voulons vous remercier pour votre sympathie avec notre chemin. Nous avons toujours beaucoup apprécié les réponses sur notre blog. Merci beaucoup.

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Une promenade en vélo un peu spéciale… (16 avril 2013)

« Si donc il y a quelque consolation en Christ, s’il y a quelque soulagement dans la charité, s’il y a quelque union d’esprit, s’il y a quelque compassion et quelque miséricorde, rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée. Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. »
Phillippiens 2v1 à 8

Ce matin, je me suis levé en colère. Ca m’arrive assez souvent ces derniers temps. Si vous avez lu le dernier message sur notre blog, vous pouvez comprendre que nous avons beaucoup de questions. Pour moi, notre retour au Pays Bas est une défaite, j’ai échoué.

Alors sauter sur mon vélo est un remède contre la colère et la frustration et aussi contre mon sentiment d’être impuissant… mais pas seulement cela. C’est aussi mon moyen de me retrouver seul avec mon Père et pouvoir parler avec Lui.
Aussi ce matin en parlant, Il m’a immédiatement donné le texte que j’ai noté au début de ce message. C’est un verset de la Bible que nous avions consciemment choisi pour notre mariage car nous ne voulions pas seulement vivre pour nous même mais aussi pour les autres.
Quand nous nous sommes marié, peu de personnes croyaient que notre mariage durerait dans le temps mais maintenant nous sommes mariés depuis 37ans. Dans plusieurs situations dans notre vie, nous avons été ramenés à ce texte. Nous avons promis à Dieu de le suivre quel qu’en soit le cout et quand nous nous sommes engagé, nous avons durement appris les conséquences de ce vœu. A plusieurs reprises, nous l’avons renouvelé et encore maintenant, nous voulons nous y attacher. Quand je considère ce que Jésus a fait pour moi et ce qu’il a donné pour me donner la vie, qui suis je pour demander autre chose pour moi même.

Mais vivre ceci au jour le jour est difficile spécialement quand tu te sens incompris et rejeté. Mais Dieu me demande encore une fois de regarder l’autre comme plus important que moi et de faire grâce aux autres de la même façon qu’Il m’a donné sa grâce immense. Ce matin, Il m’a à nouveau montré cela et nous voulons Lui obéir. Nous ne voulons pas rester dans nos sentiments et devenir amer. Nous voulons pardonner aux autres du fond du cœur et partager la grâce qu’il nous a donnée. Est ce facile ? Certainement pas !!! Mais c’est la seule voie pour vivre dans le difficile chemin de Dieu.

Dans ma vie, j’ai blessé et rejeté d’autres personnes un nombre incalculable de fois en étant un juge obstiné restant sur mon propre point de vue. Je connais plusieurs personnes qui ont tourné le dos à Dieu a cause de ce que les chrétiens leur ont fait. C’est une grande culpabilité que nous devons porter comme son église, son corps. Je pense qu’il est terrible de réaliser que des personnes sont devenues amères à cause de moi et se sont plainte de Dieu pour différentes choses que je leur aurais faites… ou que je n’aurais pas fait pour eux. C’est ce que Dieu m’a montré ce matin et j’en suis attristé ?
Qui suis je pour juger les autres ? Je ne suis pas beaucoup mieux
Initialement, je me demandais si je devais mettre ce message sur notre blog mais je pense que je devais le faire.

Peux être que tu vas lire cela et te reconnaître…ou peut être que tu es de ceux qui ont tourné le dos à Dieu à cause de ce que les gens t’ont fait. Je te suggère de reconsidérer ce qu’Il a fait pour toi et d’essayer de Lui abandonner ton amertume. Je sais qu’il sera ravi d’accepter ceci de tes mains et Il te donnera sa paix à la place.

Et maintenant ? Nous ne nous battons plus avec toutes nos questions ??? Bien sur que si. Je ne me suis pas levé fâché pour rien mais chaque fois que nous choisissons consciemment de laisser nos questions à Ses pieds, alors nous expérimentons Sa paix pendant la tempête.

Un vieil hymne néerlandais me revient régulièrement en tête.

Peux importe ce que le futur me prépare
C’est la main de Dieu qui me guide
Alors avec courage, je lève les yeux vers un pays inconnu
Apprend moi à suivre sans poser de questions.
Père, ce que tu fais est bon !
Apprend moi juste à vivre le présent calmement et plein de confiance.

Seigneur, je choisi de louer ton amour
Même mon âme ne comprend pas
Béni soit ceux qui croient sans comprendre
Quand mes chemins sont sombres, je ne demande pas pourquoi
Un jour au ciel, je verrai Ta gloire.

Ne me laisse pas décider de mon avenir
Même si c’était permis, je n’oserais pas
Car je me tromperais si tu me laissais choisir.
S’il te plait, prend ma main dans la Tienne
Et conduit moi comme un enfant.

Peut importe où m’amènera ce chemin, en sureté, tenu dans la main de Dieu
Je peux marcher les yeux fermés vers un chemin inconnu.

Nous rentrons au Pays Bas mais le travail de Dieu continue ici. Dans notre cœur nous prions pour la sagesse divine et le discernement pour l’équipe et les dirigeants de RKC mais d’abord et avant tout pour Son amour.

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Un revirement inattendu (le 27 Mars 2013)

Pour des raisons privés pour nous, on a fait la décision de retourner aux Pays-Bas.

Nous avions déjà préparé une visite en Hollande le 28 juin – on avait acheté le billet de retour, mais maintenant nous l’avons changé dans un billet seul voyage.

Quand vous relirez le message précédent vous vous réalisez que pour nous aussi c’est un revirement inattendu, une décision extrêmement difficile et attristée, pas du tout facile à prendre.

Sans doute vous aurez des questions. Nous sommes vraiment ouvert pour les répondre, mais pas sur l’internet, alors sentez-vous libre à nous contacter par e-mail (voyez “Contact”)

Un vieux chant hollandais dit:

Les choses qui sont fait par amour de Jésus,

elles seront précieuses et resteront pour tout jamais” 

Nous garderons cette consolation dans notre coeur

Qu’est-ce que c’est notre but: demeurer et vivre, ou seulement travailler? (le 16 février 2013)

C’est incroyable, mais ça fait déjà 8 mois que nous sommes ici. Un temps dans lequel nous avons fait toute sorte de choses selon la vision du RKC. Si on habite et travaille avec des autres dans une Centre comme nous, c’est vraiment difficile d’éviter parler non stop du travail et de la vision.
Et oui, c’est merveilleux et très bien d’être engagé, mais est-ce que cela est tout pour nous? Nous avons conclu que nous risquons de devenir isolé et cela n’est pas ce que nous voulons. Bert et moi, nous avons toujours été très enthousiaste à l’idée que le RKC aurait des racines dans la société Namibienne, car autrement nous resterions ‘un enclave néerlandais ‘ dans cette communauté.

C’est pourquoi nous avons décidé de devenir membre du “Evangeliese Sendings Kerk” où nous étions introduit officiellement le début du décembre. Et depuis ce temps là nous sommes connus comme “les ESK-Lani’s” (un Lani est un fermier blanc – un vrai compliment pour des gens d’origine d’Amsterdam).
Le ESK est un peu plus formel que nous avons l’habitude aux Pays-Bas, mais les gens sont vraiment chaleureux et nous nous sentons chez nous. Nous sommes les seuls gens blancs là-bas. Ils ont vraiment un coeur de prière, surtout pour la jeunesse et lentement on commence à connaître les gens. En bref, nous commençons d’avoir une vie au dehors du Centre et pour nous c’est quelque chose très bien. Pendant une réunion de l’église Bert était demandé pour faire part au comité financier et ce dimanche il sera béni pour cette fonction.

Le jeudi passé nous étions présents à un diner Valentine de l’église; il y avait une centaine de couples dans une salle qui était décorée magnifique. Il y avait de la musique, un message encourageant et surtout beaucoup d’humour. C’était organisé par un comité de l’église et pour nous c’était vraiment une date. Vraiment bien de penser à autre chose que le projet. Apparemment ils avaient une loterie pour une nuit à Oanob Lake Resort… et nous étions très surpris de la gagner. Les gens réagit assez chaleureux: “maintenant vous êtes des vrai Basters, comme nous!” Nous nous réjouissons de cela et nous attendons avec intérêt de faire connaissance avec plus de gens à Rehoboth et commencer des liens d’amitié.

Nous serons ici pour 5 ans et c’est pourquoi nous sommes convaincus que c’est dans le plan de Dieu que nous aurons ces liens d’amitié et de ne pas seulement travailler ici, mais de vraiment VIVRE dans l’endroit où Il nous a placé. Alors, bientôt nous inviterons des gens pour un vrai ‘braai’ (barbeque).

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Un nouvel an et du courage nouveau (le 9 janvier, 2013)

l’An 2013 a déjà commencé, mais nous voudrions encore vous dire bonne année. Que Dieu vous bénisse richement. Un nouvel an et du courage nouveau. Un page blanc et derrière vous la voix du Seigneur: “Voilà le chemin, marche la dedans!”
Ici les vacances d’été sont bientôt finis. La semaine prochaine tout recommence. Si vous soyez intéressé de voir ce qui se passe ici au centre, vous pourrez voir un video court, une introduction sur le RKC (malheureusement seulement en hollandais), que Bert a mis sous “Pic’s/photos”. C’est une impression qui est fait par notre cinéaste talent, Roel Kok.
Oui, nous avions les vacances d’été, mais pour ceux de notre équipe qui restaient au centre, il y avait assez à faire. La construction continuait et plusieurs jeunes frappaient notre porte pour aide: Alberto était attaqué par quelqu’un avec une bouteille cassée et devait être opéré à Windhoek. Elvino tombait d’un cheval et cassait le coude. En plus nous avion le décès triste d’Anne-Linda, le bébé de Valérie, une des mamans que nous aidons. Valérie a du Sida. Elle aime ses enfants, mais elle est accro à l’alcool. Le papa du bébé était présent à l’enterrement, mais autrement il n’est jamais là. Anne-Linda était sous-alimentée. Sa soeur Desipanda de trois ans devait être hospitalisée aussi, mais on réussissait à l’aider à temps. Gerlinda et Gerdien de notre équipe ont aidé Valérie le mieux qu’elles pouvaient, mais comme c’était triste cette situation.
A ce moment nous étions à Durban, alors nous ne pouvions encourager les filles que par téléphone. C’était une situation désagréable de ne pas être présent.
Mais pour nous, c’était quand même bien d’être partis pour quelque temps. On avait 10 jours magnifiques avec nos amis Simon et Anneke Taal avec qui nous avons travaillé dans le quartier rouge à Amsterdam pendant plusieurs années. Et après 17 ans l’amitié continue, juste comme ça! C’était un temps de relaxe, de parler ensemble constamment, de partager des souvenirs, de s’encourager les uns et les autres, de rire beaucoup et des repas ensemble.
Nos expériences dans le travail sont comparable, alors c’était aussi un temps de réflexion sur les 7 mois que nous avons été ici. Un temps d’encouragement et d’entendre de nouveau Dieu parler: “Restez debout dans les choses que Je vous ai ordonné!”
Voilà la raison pour le titre de ce message: “Un nouvel an et du courage nouveau.”
Notre chère Janne l’exprimait aussi. Des fois nous sommes surpris par son antenne spirituel. Ce n’était pas du tout un moment triste ou plein d’émotions qu’elle disait tout d’un coup: “Maman, Jésus dit: soyez heureux, car Je suis rescussité!”
Ah oui Janne, on fera cela, car c’est notre raison de vivre!
Alors, nous vous souhaitons aussi une année heureuse!

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Des gens qui viennent et s’en vont (le 10 décembre)

l’Année du RKC était terminée avec un Kids Club où 815 enfant y étaient présents. Un record nouveau. Tout le monde étaient engagé de faire des tartines et acheter suffisant de pommes pour donner à manger à tous. d’Habitude on a chaque lundi 300 enfants au club d’enfants, mais ils avaient entendu qu’il y aurait des cadeaux, alors c’était pour cela qu’il y avait tant d’enfants.
Malheureusement nous n’avions que 550 boîtes de chaussures remplis avec des cadeaux (c’est une action des enfants des Pays-Bas), alors on les gardait en stock pour une autre fois.
La semaine passée les vacances d’été ont commencé, et c’est très tranquille dans Block E. Beaucoup de gens ont parti à la ferme, parce qu’ils auront à manger là-bas. Helmut, un de nos collaborateurs Namibien en était très excité: “J’aurai beaucoup de viande, oncle Bertie, beaucoup de viande!”

Notre centre est tranquille aussi, car Wilfred et Willemien, Auke et Annemieke sont aux Pays-Bas pendant un mois et Gerlinda et Gerdien ont toutes les deux la famille ici, alors ils font des voyages en Namibie.
Le vendredi passé notre cinéaste Roel Kok est reparti aussi. Il était ici plus que 2 mois – un grand frère pour Janne, alors il y avait des larmes pour elle. Quand nous retournions elle parlait à elle: “Ca y’est Janne, arrête à pleurer! Roel dit il faut sourire et tu le feras!” Et voilà… terminé les larmes. C’est comme elle ferme une porte dans sa tête.
Ce que c’est aussi une grande aide pour elle, c’est d’avoir un agenda, dans laquelle elle peut voir combien de nuits avant les gens reviennent.

Autrement, nous serons partis aussi pendant Noël et au Nouvel An. Les trois, nous irons à Durban (Afrique du Sud) pour visiter Simon et Anneke Taal, des amis de notre temps en Jeunesse en Mission. On travaillait avec eux dans le Quartier Rouge à Amsterdam et après 17 ans c’est précieux de continuer cet amitié. Ils travaillent déjà 10 ans dans le ‘township’ Mpumalanga, un ministère précieux d’une église. Ils travaillent avec des enfants, des adultes, ils donnent à manger, ils s’occupent des gens qui ont HVI/SIDA, il y a une clinique de maternité, des cours de compétences sociales, trop pour raconter ici, mais vous pourrez voir sur leur site http://www.passionforafrica.org
Nous sommes convaincu qu’ils pourront nous apprendre un tas de choses pour le travail ici à Rehoboth, mais pour le moment, c’est aussi important de célébrer Noël et Nouvel An avec des amis. Nous nous en réjouissons beaucoup!

C’est un peu étrange de célébrer la fête de Noël avec des températures si élevés, mais Noël n’a rien à faire avec l’été ou l’hiver.
“Un enfant est né, un Fils nous est donné…” Jésus Christ est venu, Il a donné Sa vie pour nous, les perdus. Il est notre Seigneur et nous voulons Le suivre.
Alors, de ce petit coin dans le désert nous vous souhaitons un joyeux Noël et que Dieu vous bénisse dans l’an 2013.

Pas quelque chose il faut s’habituer! Jamais!!! (le 19 novembre)

Cette fois-ci c’est mon tour d’écrire quelque chose pour le website du RKC, mais je voudrais aussi le partager avec nos amis, alors je mets ce message aussi sur notre blog.
Pour quelques moments je suis à l’ordinateur et je regarde par la fenêtre à Block E. Est-ce que je ne sais pas de quoi écrire?
Oui, ce n’est pas ça, mais comment exprimer en mots ce qui est tellement déchirant ici?
Est-ce la pauvreté des petits cabanes? Eh bien, on en prend l’habitude.
Est-ce les adultes flegmatiques qui boivent leur ‘tombo’ (de l’alcool qu’ils ont distillé eux-mêmes et tu ne veux pas savoir ce qui est dedans!), étant assis sur un baquet à l’ombre. C’est triste, mais ça aussi on en prend l’habitude car on voit cela chaque jour.
Il va sans dire que ces situations sont déchirants, mais les enfants qui demeurent des ces cabanes ne sont pas tous malheureux parce qu’ils n’ont pas grand chose.

Cequi déchire le coeur et ce qui ne faut pas s’y habituer est qu’un enfant ne vaut pas beaucoup!
Maman a des enfants, le papa n’est pas là. Souvent les enfants ne connaissent pas leurs papa. Maman rencontre un nouvel ami qui travaille dans une ferme beaucoup de kilomètres d’ici. l’Ami veut bien la maman, mais pas les enfants, alors elle les quitte pour joindre son ami. et les enfants restent tous seuls pour prendre soin d’eux-mêmes. Cela n’est pas du tout exceptionnel.
Deux soeurs (à l’âge de l’école primaire) qui sont dans notre programme ont eu cet expérience. Elles restaient ensemble dans le cabane de leur maman. Et chaque jour il y avait un homme qui venait chez eux et les offrait de l’argent pour avoir du sexe avec eux. Elles étaient terrifiées. La police ne faisait rien car rien n’était pas encore passé!
Heureusement les filles pouvaient loger chez une femme qui travaille chez nous jusqu’au moment qu’une solution soit trouvée.

Et aussi Santos, qui vit avec ses voisins qui sont assez gentils; sa maman et ses frères travaillent aussi dans une ferme loin de Rehoboth. Les voisins pensent qu’il a 14 ans, mais personne en est sûr. car il n’était jamais régistré et ses frères non plus. Ne pas être régistré veut dire que tu n’as jamais été à l’école et tu ne sais pas lire ni écrire. En faite, tu n’existe pas et personne ne s’intéresse à toi. Maintenant Santos est trop vieux pour entrer l’école primaire, alors peut-être il pourra commencer dans l’école du RKC dans la première classe.

De nouveau je regarde par la fenêtre et je vois un tas de déchèts et du plastic que les gens de Rehoboth ont rejeté dans la rue. Ce n’est pas étonnant qu’ils rejettent tous sans y penser grand chose, car en effet, ils font la même chose avec leurs enfants.
Alors, quand tu parle de quelque chose déchirant, cela déchire le coeur et il ne faut pas s’habituer à cela! Jamais!!!

Veuillez bien nous aider à les aider

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Sur notre place (le 20 octobre)

Et oui, ça fait presque cinq mois que nous sommes ici et chacun de nous trois a trouvé sa place. Janne s’amuse vraiment! Les matins elle sort la maison avec son tablier et se promène à peu près 20 mètres chez “sa très bonne monitrice” Gerdien et ensemble elles discutent le programme pour la journée. En effet c’est toujours la même chose, mais c’est une rite très importante pour Janne. Après elle commence le travail quelques 40 mètres plus loin: elle fait des sandwiches pour les enfants, la vaisselle, et la lessive. Elle se sent bien dans sa peau et est très occupée toute la journée. On ne la voit qu’avec les repas. Et fin après-midi Gerdien et Janne font une évaluation de la journée, suivi d’un super sticker dans son livre de travail. Elle commence à parler plus avec les enfants. Ici à Rehoboth on ne voit guère des enfants trisomie. Nous avons appris qu’on les garde dans la maison ayant honte d’avoir un enfant handicapé. Mais les enfants au centre connaissent Janne maintenant et ils s’amusent ensemble. La semaine passée Janne nous demandant que nous prierons pour elle pour qu’elle pourrait parler mieux l’Africain pour parler aux enfants. C’est vraiment spécial de l’avoir avec nous.

Bert et moi nous nous sentons sur place aussi. Maintenant que tout le stress autour du visa est derrière nous, nous pouvons investir notre énergie dans notre mission. Bert a rencontré plusieurs pasteurs de Rehoboth et pouvait partager ce qu’on fait au RKC. Le samedi suivant il y aura un “RKC Half Marathon”, suivi par une RKC fête de famille dans le stade de Rehoboth où tous sont les bienvenus. Nous sommes curieux combien de gens y attendront.
Carla aime bien de préparer les études bibliques et avec l’équipe nous apprenons ensemble d’écouter la voix de Dieu.
Cette semaine nous avons médité sur Jean 17, où Jesus priait pour ceux qui étaient confiés à Lui.Comme équipe nous sentions de suivre l’exemple du Seigneur et priér pour chaque enfant dans notre programme. Les monitrices dans notre équipe priait et Bert et moi avaient le privilège de les bénir.

Il va sans dire que c’est très important d’offrir de l’éducation et de la nourriture et d’aider pourau’ils auront du travail, mais le plus important pou avoir une future plein d’espoir sera qu’ils connaissent leur Père Céleste qui les aime et qui veut les diriger dans la vie.

A part du kids club et le programme scolaire dans la semaine, nous avons aussi une soirée pour les jeunes les vendredis. Chaque fois aux environs 50 teenagers viennent. La semaine passée le thème était Transformation et Willemien avait un message radical en encourageant les jeunes de choisir pour Dieu et changer leur quartier. Un nombre assez grand des jeunes choisissaient pour la première fois pour le Dieu et il y avait des autres qui renouvelait leur décision pour suivre le Seigneur. Le dimanche ils étaient à la porte pour venir avec nous au culte. Le mardi ils venaient de nouveau et Carla a parlé du Saint Esprit. Nous avons prié pour chacun individuellement. Le jeudi ils étaient là de nouveau et ce temps-ci ils priaient l’un pour l’autre. Hier il y avait encore une soirée de jeunes où 54 jeunes y étaient présents. Cette soirée le thème étaient “Transformation ta ville”. Bert et l’équipe faisaient un drame sur “Sois transformé” et nous regardions une partie du DVD “Transformation”, un documentaire sur des villes qui étaient transformées profondément à cause des prières des croyants. Après les jeunes partaient en trois groupes pour prier pour le changement de Rehoboth. Ils allaient chez La Mairie, le Bureau de Police et l’Hôpital. La semaine prochaine ils prieront chaque jour chez leurs écoles avec un membre de notre équipe. Ils sont vraiment sincères et plein d’enthousiasme et nous sommes impressionnés de ce que le Seigneur est en train de faire. Déjà nous voyons que les parents sont influençés, mais nous en partagerons une autre fois.

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La dernière fois: nos visa (le 3ième octobre)

Finalement on a approuvé notre application: nous avons un visa de travail pour deux ans. Pas encore en lettre, mais cette fois-ci nous croyons que c’est bien vrai.
ALLELUIA. Nous sommes vraiment reconnaissants au Seigneur et aux gens qui ont investi beaucoup d’énergie et de temps pour nous aider, surtout Clive et Terlinah Mouton.

Comment tout cela pouvait être réglé ce temps-ci est vraiment incompréhensible. La semaine passée on nous disait que tout nos papiers officieux étaient disparus et nous devions appliquer des certificats nouveaux aux Pays-Bas. Mais grâce aux contacts de Terlinah avec le ministre et avec quelqu’un dans le bureau de Home Affairs avec qui elle avait parlé et expliqué notre situation les choses s’arrangeaient assez vite. Hier on nous téléphonait de venir à Windhoek immédiatement (nous avions visité Windhoek le matin et étaient 15 km de Rehoboth. Alors on retournait et chez Wimpy on remplit les feuilles pour applique pour le permit de travail. Heureusement cette fois-ci c’était bien d’ajouter tous les copies de nos papiers officieux. Il était deux heures moins cinq que Terlinah arrivait à Home Affairs pour donner notre dossier. La réunion commençait à 2h30.

Nous venons de reçevoir un coup de téléphone confirmant que notre application est accepté et Janne sera ajouté sur le permit de Bert.
Maintenant on peut attendre la confirmation écrite avec laquelle on pourra de nouveau aller à Windhoek, payer pour les visa et récupérer nos passeports avec un joli cachet là-dedans.
Quel réconfort!

En terminant nous voulons remercier tout le monde qui a prié et nous encouragé. Baie, baie dankie (Merci beaucoup).

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Info sur nos visa (le 19 septembre)
d’Abord nous voulons remercier tous qui ont prié pour nos visa.
Malheureusement il n’y a pas encore une solution. Comme vous savez on nous dirigeait une voie fausse en demandant pour un visa permanent. Maintenant il est clair que nous avions pu demander pour un visa de travail pour Bert. Janne et moi pouvaient venir avec lui en cadre de famille, surtout parce que Bert est légalement le curateur de Janne et elle est considérée mineur.
Le président du RKC aux Pays-Bas a contacté le consul honoraire de Namibie et elle de son tour a contacté le consul honoraire néerlandais en Namibie. Ils nous conseillons de retirer le demande pour un visa permanent et au lieu de demander un visa de travail pour Bert. Aussi nous avons reçu une numéro de téléphone d’un bureau intermédiaire pour les visas.
Bert a appelé immédiatement et apprenait que quelqu’un nous contacterait. Et non… le lendemain encore une fois, le même résultat… et encore 5 fois après. C’est une frustration typiquement Africaine, mais cela ne nous donne pas de confiance.
Pour pouvoir demander un visa de travail nous avons besoin des papiers officiaux (certificats de naissance, de mariage etc. et – ça va sans dire – nos passeports! Et tout cela est dans un tiroir chez Home Affairs, nous n’avons que des copies.
Si ces papiers officiaux ne seront pas redonnés, nous ne pourront rien faire que rentrer aux Pays-Bas pour demander des certificats nouveaux. Et suivant les régulations nous ne pourront pas revenir en Namibie au mois de janvier 2013, un détour de quelques mois, que nous voudrions bien éviter.
Bert a expliqué tout ça dans une “lettre de motivation” qui était demandé par le Chef d’Immigration, dans laquelle il a aussi demandé de nous redonner les papiers. Cette lettre serait sujet de discussion dans une réunion de la comité de Home Affairs, mais jusqu’à maintenant nous n’ avons pas entendu le résultat.
Alors, il n’y a rien que nous pourrons faire. Pourtant nous croyons que tout cela sera réglé. Nous avons eu tant de confirmations que nous sommes dans la volonté du Seigneur et un jour Il nous donnera la solution.
Et pendant ce temps nous choisissons que toutes ces choses ne nous chargeront pas trop.

De nouveau nous vous remercions pour vos prières. Dès que nous entendons plus, nous vous informons.

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Comme un papa et une maman (le 8 septembre)

Vous êtes tous informé sur nos soucis concernant notre visa, alors nous n’en parlerons pas dans ce message. Mais nous voulons de tout notre coeur vous remercier pour vos prières. Cela nous encourage beaucoup.
Entretemps nous continuons avec les choses pourquoi on est ici. Hier nous avions une journée à part pour réfléchir sur la vision du René Kids Centre pour les ans qui suivent. Malgré tout nous en sommes convaincu que nous serons présents pour voir la réalisation.
C’est une grande joie pour nous pour travailler avec les jeunes dans l’équipe. Chacun tellement différent, mais aussi supplémentaire à l’entier. Et Bert et moi, les vieux, nous avons aussi notre place. En plus Janne, qu’est-ce qu’on pourrait faire sans elle? Qui devrait faire toutes ces tartines ou faire la lessive? C’est merveilleux de voir comment elle a trouvé sa place et se sent à l’aise avec chacun.
Chaque semaine Bert convient avec les hommes qui travaillent chez nous. Il faut les former, écouter et prier avec eux… c’est si important. La plupart ne connaît pas avoir un père; déjà très jeuns, ils devaient se débrouiller tout seul. Ici on voit des générations qui ne connaissent pas ce que c’est d’être aimé. Un de nos collaborateurs est un gas de 18 ans, il vient d’être papa. Un enfant avec enfant. Sa jeunesse était sans amour, juste comme les autres. Il ne sait pas comment vivre pour lui même, alors comment être un mari et un papa?
Ce lundi passé nous avons eu une journée pour les volontaires du Club d’enfants. J’étais privilégée de pouvoir les encourage de la Parole, dans mon meilleur Africain. En terminant j’avais dit qu’on était bienvenu si on voudrait parler ou prier ensemble. Et il y avait quelques unes qui venaient. Comme des histoires tristes, comme manque d’amour, que de la violence domestique et d’abus. La seule chose que je pouvais faire était de les écouter et de prier. “Merci Madame Carla, tu es comme une maman pour nous. Maintenant on sent la paix et on peut persévérer.”
La misère est partout ici, et cela peut nous déborder. Pourtant… d’être ici fait une différence, car c’est Jésus qui vit en nous et c’est Son amour qui les touche à travers de nous. Oui, les besoins sont énormes, voilà quelques examples:
• Les petits enfants qui tirent à leurs maman qui est totalement ivre et sur le sol à coté de la rue.
• Les deux frères, guère 5 et 8 ans, qui habitent tout seul dans leur cabane sans un adulte qui prend soin d’eux. Leurs parents quittaient pour travailler dans une ferme quelque part et ils ne savent pas quand ils rentreront.
• Le garçon de six ans, qui préfère être dans la rue au lieu de demeurer chez sa grandmère, car elle est toujours ivre.
• La fille handicapée qui est tellement agressive. Cet année-ci elle est violée plusieurs fois; elle est victime facile et la police n’en fait rien, même quand l’homme est pris en flagrant délit.
• Les deux adolescents qui préfèrent vider un pot de mayonaise avec un doigt sur la décharge, qu’aller à l’école pour apprendre lire, car ils ne peuvent pas regarder plus loin que leur repas d’aujourd’hui

Voilà les raisons pourquoi nous sommes ici. Nos propre enfants nous manquent, notre famille et nos amis, mais ici c’est la place que Dieu a préparé pour nous, pour partager Son amour “comme un papa et une maman”
Nous voulons donner de l’espoir aux gens et oui cela implique l’éducation et du travail, mais ce qu’on a besoin encore plus c’est d’apprendre comment vivre et de savoir qu’il y a un Dieu qui les aime profondément et particulièrement. C’est pourquoi nous sommes ici.

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Trois jours sur une autre planète (le 16 août)

Dans les années passées nous avons été en Namibie plusieurs fois. Bert beaucoup plus que Janne et moi. Et pourtant, nous n’avons pas vu beaucoup de la Namibie. Ce n’est pas étonnant. La Namibie est 20 fois plus grande que les Pays Bas et ne compte que 2 millions d’inhabitants. On peut rouler pendant des heures sans passer une voiture (comme cela est différent que dans les Pays-Bas où on peut bien rencontrer des bouchons pendant la nuit.
Les seules choses que nous avons vu jusqu’à maintenant sont l’aéroport, la capitale Windhoek et la route de Windhoek jusqu’à Rehoboth vice versa.

Mais le dimanche passé cela a changé. Nous avions réservé une maisonnette dans le parque Erindi, une superbe et luxueux réserve animalière privée de 79.000 hectares. Pour nous c’était une visite sur une planète complètement différente. Une expérience assez étonnante et magnifique, mais aussi un vrai choque de culture!
Quel contraste comparé au Block E, la quartier dans laquelle nous vivons. Le parque autour les maisonnette était aménagé magnifiquement avec palmiers et d’herbe verte. Vraiment un autre monde. Nous entendions des oiseaux, pas de gens criant et hurlant, pas de gens ivres à coté de la rue, pas de combats avec couteaux, pas de bruit des radio haute volume, pas de poussière, pas du sable.

C’était tranquille et paisible, il y avait de l’air fraîche et de notre terrasse de la maisonnette nous pouvions voir les gnous, les Kudus, oryx, girafes, éléphants et rhinos qui venaient boire de l’eau. Aussi de la terrasse du restaurant on surveillait une autre place de l’eau avec des crocodiles, toute sorte d’antilopes, des autruches, zébras et des hippopotames avec des petits et aussi un troupeau d’éléphants. Très impressionnant!

Chaque matin nous étions debout à 5.30 pour faire un tour dans un Land rover pendant 3 heures et à la fin de chaque après-midi aussi un tour de trois heures pour chercher la vie sauvage. Chaque fois nous prenions une route différente. Hier matin nous avons même vu deux lionnes avec un jeun lion qui avaient tué un Kudu le soir auparavant. Ils avaient bien mangé et quittaient le carcasse sanglante aux hyénas, aux chacals et aux vautours.
Bientôt Bert mettra des photos sur notre blog pour que vous verrez un peu vous mêmes. Nous avons eu un très bon temps et Janne aussi.

Hier nous sommes revenus à notre maison à Rehoboth, aussi une sorte de “vie sauvage” – avec des humains. On ne peut presque pas comprendre le contraste de ces deux mondes et pourtant nous savons que Rehoboth est la place pour nous.
Le soir nous avons mangé ensemble avec l’équipe, et après nous sommes allés tous dans une réunion spéciale sur le satanisme à Rehoboth, qui est surtout pratiqué par des jeunes du village, même avec des rites et des sacrifices sur le cimetière. Voilà une manière vite pour nous pour avoir les pieds sur le sol. On voudrait écrire “back to normal” (de retour à la vie normale), mais ce n’est pas une expression juste, car ce n’est guère normale!!!

Et aujourd’hui c’était de nouveau le travail. A coté du programme scolaire qui est organisé par les autres membres de l’équipe j’ai le privilège d’apprendre faire le ménage à 3 femmes jeunes . Une d’elles est une jeune maman de 17 ans et elle suit encore notre programme scolaire. Les deux autres recevaient aujourd’hui leur certificat de compétence et aussi nous pouvions les donner un contrat demi-temps à N$ 5,- par heure (l’équivalent de € 0,50 par heure). Pour nous c’est une pensée bouleversante qu’elles sont vraiment heureuses d’avoir du travail avec un tel salaire, mais ici c’est un paiement bien pour femmes de ménage.
Nous ne pourrons guère attendre le moment que le bâtiment principal sera fini et nous pourrons agrandir le ministère et aider plus de gens avoir du travail. On a plein d’idées!
Mais d’abord nous devons attendre la décision sur notre visa. Le visa touristique que nous avons expire le 8 septembre, mais nous avons appris de la part du bureau d’Immigration qu’on veut nous aider en amplifiant la durée de notre visa touristique temporain, jusqu’au moment qu’on nous donne la décision sur le Permit de Résidence Permanent quelque part à la fin de cet année. Nous voulons bien savoir ce qu’on décide.
Veuillez bien prier avec nous que tout ira bien et que nous recevrons en effet ce permit de résidence permanent! Aussi pour Auke et Annemieke, qui ont dû recommençer avec leur application pour le visa de travail, parce que le premier est perdu chez “Homes Affairs.” Merci en avance pour vos prières.
Entretemps nous espérons que vous aimeriez les photos d’Erindi (Voyez sur: pics/photo).

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Une Histoire du toit et des applications de visa perdues

Des fois nous avons dit que le temps avant que nous partions pour la Namibie était comme un roller coaster, mais on pourrait aussi décrire ce temps-ci encore mieux. De temps en temps nous nous sentons jeté de l’une côté à l’autre.
D’une côté nous savons que nous sommes à notre place ici tous les trois, malgré le fait que de temps en temps les enfants nous manquent et aussi notre vie sociale avec famille et amis.
Nous nous réjouissons dans l’unité de l’équipe et c’est marrant de voir comme Janne est contente avec sa monitrice Gerdien, une de l’équipe qui la donne ses tâches pour que nous – les parents – ne nous débrouillons pas trop avec elle pendant la journée.
l’Equipe est très enthousiaste pour modeler plus en plus le programme et nous nous réjouissons d’être membres de cet équipe.
Notre enthousiasme est encore augmenté la semaine passée car enfin – après deux ans – le toit pouvait monté au-dessus du bâtiment. Cela durait de très tôt le matin jusqu’à tard le soir, mais enfin cela a réussie.
C’était vraiment un obstacle pour le progrès du projet, car maintenant nous avons vraiment besoin du bâtiment principal pour étendre le ministère. Toutes les activités – l’école, classe de devoirs, les soirées pour jeunes – sont tous dans la plus grande maison du centre, jusqu’à maintenant, mais ce n’est plus possible d’augmenter les activités. Le club d’enfants les lundi sont toujours dehors, car chaque semaine 350 à 500 enfants y viennent.

Alors, maintenant que le toit est placé sur le bâtiment, la construction pourra continué. Nous avons un tas d’idées quand tout sera complété: des courses d’ordinateur, des courses comment postuler pour un emploi, des courses comment budgéter, et avoir des compétences sociales, il n’y a pas de limites à quoi on pourrait faire.
Mais un obstacle supprimé on voit déjà un autre et c’est le demande de visa. Depuis le début du projet jusqu’à maintenant jamais nous n’avions des problèmes pour obtenir des permis de travail. Officiellement ça prend 6 semaines jusqu’au trois mois, alors nos collaborateurs viennent souvent sur un visa touristique de trois mois en attendant que le permis de travail sera réglé et oui, de temps en temps le permis venait un peu plus tard, mais cela n’avait jamais causé des problèmes.
Auke et Annemieke Drost sont ici depuis décembre 2011 et leur application pour le permis de travail était remise le 27 octobre. Ils reçevaient une feuille comme preuve que leur application était remise, mais jusqu’à ce jour ils n’ont pas encore appris si leur demande est approuvé, étant que Gerdien l’a reçu dedans un mois. Il est tout à fait arbitraire.
Pour nous c’était déjà claire du début que nous ne pouvions pas demander un permis de travail, à cause du fait que Janne est handicapée, alors l’ambassade Namibien à Bruxelles nous avait conseillé de demander pour un permis de résidence permanente. Cela serait aussi réglé dans 6 semaines jusqu’au trois mois, alors nous avons remis notre application au mois de mars et en plein confiance nous partions pour la Namibie avec un visa touristique, qui expirera le 8 septembre.
Voilà une raison pour Bert de rendre une visite à Home Affairs (le Bureau de l’Immigration) à Windhoek pour voir comment vont les visas.
On dit que les Hollandais sont bien direct et des fois même assez cru (naturellement nous ne sommes pas vraiment d’accord… et oui nous pouvons bien persuader et aussi nous avons plutôt fixé les yeux sur la tâche que sur les gens), mais pour être franche quant à être direct ou cru, nous – les Hollandais – pourront apprendre beaucoup de ces gens à Home Affairs.
“Est-ce que vous avez un rendez-vous? Et tant pis pour vous, la dame a un jour de congé!” La réceptionniste continuait à manger son hamburger et ses frites. Bert: “Est-ce qu’il y a peut-être quelqu’un qui pourrait m’aider dans sa place?”
“Je n’ai aucune idée, demande la dame (la dame qui avait son jour de congé). Il l’appelait au telephone. Ah… oui, elle avait oublié la rendez-vous, mais il pouvait aller au troisième étage et demander pour Madame Inge, elle était la sous chef et en savait tout.
Le troisième étage était plein de piles de dossiers et derrière ces piles il y avait des gens qui ne réagissaient pas du tout. Leurs réponse sur sa question où il pouvait trouver Mme Inge étaient une quinzaine de doigts qui indiquaient à gauches… voilà le bureau du sous chef Mme Inge. Mais il était clair qu’elle aussi ne savait rien, ni qu’elle était intéressée.
Ah bien, si ce serait vrai que le visa ne serait pas encore accordé à la famille Drost, ce serait bien possible que l’application était perdue. Elle voudrait bien ordonner quelqu’un de la chercher pendant une journée, mais si l’application ne serait pas trouvé ils devaient remettre une application nouvelle.
Et un permis résidence permanente pour la famillie Kwakkel? Cela ne serait pas quelque chose pour ce bureau-ci, Monsieur, alors si vous n’avez pas entendu quelque chose avant la fin de cet année il est bien probable que cet application est perdu aussi. Et c’est aussi bien possible que la réponse sera “Non!” Parce que un tel permis est rarement procuré. Dommage que l’ambassade à Bruxelles vous avez dit autre chose!
Vous pouvez nous quitter, Adieu Monsieur!
Cela n’est pas facile à comprendre. Mais tant de fois nous avons encouragé d’autres gens en citant Corrie ten Boom: “Ne doute pas dans les ténèbres, ce que Dieu t’a raconté dans la lumière!”
Nous en sommes sûr que nous n’avons pas suivit notre idée à nous. Nous de savons pas du tout comment les choses seront réglés, mais Dieu pourra faire beaucoup plus que nous pourrons y penser ou prier, alors nous continuerons de mettre notre confiance à Lui. Et aussi nous apprécierons vos prières.

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Des leçons de patience

Les gens peuvent le dire; et toi, tu peux bien savoir parce que tu as été ici plusieurs fois, mais finalement, quand on est ici pour quelques ans et les choses doivent être bien réglées, on est confronté que tout va différent qu’on avait envisagé.

Ce sont des leçons de patience.
Nous pensons si quelqu’un a promis une certaine chose cela est conclue, c’est réglée. Ce sont nos pensées occidentaux, et une personne acceptera mieux que l’autre quand c’est autrement.
N’importe à quoi: ouvrir un compte bancaire, la régistration de la voiture, la ligne de téléphone, l’installation de l’internet ou régler le visa (juste quelques examples simples)… jamais c’est réglé immédiatement.
Cela peut être bien frustrant tout particulier pour Bert quand il doit aller à Windhoek (90 km aller et 90 km de retour) cinq fois avant que la voiture soit régistrée finalement et les plaquettes peuvent être mis sur la voiture.
La semaine passée plein d’amour Clive, notre ami Namibien, a inspiré Bert qu’il fallait mieux d’accepter la situation, car pour avoir une attaque cardiaque et être emporté dans un “body bag” (sac de corps) en Hollande est très cher.
Quel vérité!!!

Alors nous avons trouvé une solution: Chaque fois quand on nous promet que “demain ce sera réglé” nous le traduisons en “Une fois, une journée, ce sera réglé!”
Et oui… cette semaine ci les plaquettes sont venues, nous avons une ligne de téléphone (vous trouvez le numéro sous “Contact”) et aussi les affaires bancaires sont bien réglées. Nous sommes contents.

Vous savez peut-être que dans le mois de juin nous étions fermé de l’eau pendant quelques jours car NamWater avait coupé tout le village Rehoboth de l’eau à cause d’une dette énorme de la municipalité. NamPower (l’electricité) avait menaçé de faire la même chose, mais heureusement ce n’est pas passé. Le gouvernement a payé partie de la dette de la municipalité.
A Rehoboth il y a un conseil d’églises qui est très actif dans des affaires sociales et le gouvernement a décidé que ce conseil installerait un comité des chrétiens bona fide qui aurait le droit d’inspecter les finances de la municipalité et rapporter au gouvernement. Cela serait absolument impossible en Hollande. Ce comité a des rendez-vous régulièrement et en même temps les églises exhortent les membres de payer leurs dettes.
Tous les jours pendant quelques l’eau est fermé chaque fois dans un temps différent, nous n’avons aucune idée pourquoi. C’est un peu ennuyant quand on veut prendre une douche ou faire la lessive, mais aussi c’est un risque pour la santé. A ce moment nous buvons de l’eau en bouteilles, car plusieurs de notre équipe ont été malade et le médecin a dit que pourrait être causé par la fermeture régulière de l’eau.

Mais ã part de cela nous allons très bien et nous en sommes sûrs que c’est notre place ici. Janne aussi va très bien. Elle a un cahier avec toutes les tâches décrit en images et ça marche très bien. Elle sait bien travailler et les soirs elle est vraiment fatiguée.
Bert est engagé dans toute sorte de choses financières et administratives. Carla a commençé d’enseigner Petrina une très jeune maman pour faire le ménage. Elle est encore dans notre programme d’école un jour par semaine et les autres jours elle travaille au centre pour gagner quelques sous. Comme ça elle pourra prendre soin de son fils d’un ans et demi. Il y avait encore une jeune maman, Michell, qui est enseinte de sa deuxième bébé, mais aussi tôt qu’elle comprenait que quelque chose serait expecté d’elle, elle ne venait plus. C’est tellement triste, car on la donnait à manger chaque jour ici, et aussi sa fille de 2 ans et elle gagnait aussi un peu.
Cela aussi est très dur de comprendre avec nos pensées occidentaux. Qu’on ne veut pas accepter une chance profitable parce que l’espoir n’est pas plus que la question: “Donne moi à manger!”

C’est clair que c’est un project de longue duré. Peut-être les enfants les plus jeuns de notre programme aurons d’autres idées, mais leurs parents et les jeuns adultes n’ont plus d’espoir, ni de rêves. Le peu qu’ils ont est dépensé immédiatement, surtout à l’alcool ou les drogues… et le lendemain… c’est une autre chose.

Vraiment, nous avons besoin de l’amour et de la patience de Dieu – et surtout aussi de Son discernement et sagesse, car nous ne pouvons pas régler les choses avec nos idée dépêchés. Et aussi nous avons besoin de savoir que Dieu est beaucoup plus grand que le désespoir d’ici.

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La vie à Rehoboth (le 26 juin)

Comme le temps va vite. Déjà trois semaines ici, mais il me semble que c’est beaucoup plus long. Sans doute parce qu’on était ici plusieurs fois dans la même maison; ça fait une différence.
Nous avons eu l’idée de commencer lentement – d’abord quelques semaines de repos, mais cela ne fonctionne pas. Nous ne sommes pas vraiment des types pour prendre du repos. Alors, au travail les Kwakkels… Janne aussi et elle en est vraiment contente.

Rehoboth est situé 90 km sûd de la capitale Windhoek au bord du B-1 (l’autoroute d’Angola au Sud- Afrique). La nature est superbe, rugueux et sec avec les montagnes dans la distance. Bert m’a dit que tout est beau et vert dans la saison des pluies, mais je n’ai pas encore vu cela.
De temps en temps on voit des groupes de babouins à coté de l’autoroute.
La capitale Windhoek est une ville assez luxe avec plusieurs centres commerciaux. Certainement luxe comparée à Rehoboth.
A Rehoboth on n’a qu’un ‘robot’ (un feu de circulation) sur un croisement en asphalte. Autrement tous les routes sont en terre. C’est impossible pour cycler, sauf avec un VTT. Lorsqu’une voiture te passe tu ne vois plus rien à cause de la poussière.

Le René Kids Centre est situé au bord de Block E, le quartier le plus pauvre de Rehoboth avec beaucoup de cabanes de l’étain. Plusieurs avec de l’eau et de l’électricité, mais beaucoup pas. Il y a de la place dans ce quartier, les cabanes ne sont pas pressé l’un à l’autre, mais quandmême il y a une atmosphère triste et lamentable.
Dans Block E il y a toujours du bruit: la musique, des gens qui crient et se battent, des chiens qui aboient et tôt le matin des coqs qui annoncent la journée. Presque dan chaque rue il y a des “chabins” (des cabanes) où on vend de l’alcool fabriqué sur place. Sur tout “Pay day”, le dernier weekend du mois le bruit est très intense. Cela nous fait penser à la situation dans le quartier rouge à Amsterdam où dans la nuit tous les clochards et les drogués traînaient dans les rues.
Pourtant la situation déplorable est plus grave ici. Il est très normal de voir des gens ivres dans la rue, qui tombent à coté et restent là pendant des heures.
Sûrement pas un endroit sain pour élever des enfants.
C’est pour cela que le RKC veut être engagé ici, pour montrer qu’il y a de l’espoir et pourtant il ressemble une goûte dans l’océan.
Sur un grand terrain avec clôture il y a 7 maison construit dans une forme L autour d’un batîment principal qui n’est pas encore fini. Avec un équipe de trois couple et trois célibataires (Janne inclue) nous offrons un programme envisageant que les enfants pourront sortir le cercle vicieux de Block E.
Par exemple: chaque lundi après-midi il y a le club d’enfants en plein air, où tous les enfants âge 3 à 16 sont les bienvenus. Il y viennent de 200 à 500 enfants chaque semaine. Il y a des chants, une histoire biblique dans des groupes par âge et ils font quelque chose de créatif. Avant qu’ils vont à la maison on les donne à manger. Parce que le bâtiment principal n’est pas encore prêt, on les offres des sandwiches, mais quand tout sera fini on pourra faire la cuisine pour 500 enfants.
De mardi jusqu’au jeudi il y a l’école du RKC les matins pour les adolescents qui ne peuvent plus entrer dans l’école primaire et qui ne peuvent pas encore lire ou écrire. Aussi on les apprend cela et aussi de l’enseignement particulièrement plus pratique (mécanique, la cuisine, l’agriculture).
Les après-midi d’autres enfants viennent qui sont encore registrés dans une école primaires. Nous les supportons en payant l’uniforme d’école et les matériaux. Et ces après-midi on les aide avec les travaux d’école, et il y a aussi des jeux et du sport. A ce moment on aide 40 enfants, c’est la limite pendant que les travaux au bâtiment ne sont pas encore réalisés. Toutes ces activités ont lieu dans “Holland huis” la plus grande des maisons au centre, qui est transformée dans une école avec cuisine.

Les vendredis matin nous avons une groupe de jeunes mamans avec leurs ‘baba’ (bébé) qui souffrent du Sida. Elles font des petits souvenirs que nous pourrons vendre plus tard et nous les payons par heure avec une pièce en plastique.
On regrette qu’on ne peut pas encore offrir nos volontaires Namibiens un salaire , mais pour les aider quand même nous avons inventé notre “coinshop” = magasin de pièces. Les volontaires reçoivent une pièce en plastique par chaque heure qu’ils travaillent ici. Cette pièce a la valeur du salaire horaire normal en Namibie. Avec ces pièces ils peuvent faire des commissions dans notre petit magasin où on vend toutes sortes d’alimentaires et d’habits. On ne vend pas l’alcool ni les drogues. Plus tard on espère de pouvoir les donner un contrat et un salaire en monnaie.

Finalement les vendredi soirs il y a encore les soirées de jeunes qu’on pourrait comparer aux courses Youth Alpha où une cinquantaine de jeunes participent. Un temps de louanges et un enseignement biblique et le soir est terminé avec un repas chaud.
Nous continuerons à vous mettre au courant.
Affectueusement, Bert, Carla et Janne

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Les bienvenus à Rehoboth (message du 13 juin)

Avec les valises super plein et des sacs à main qui débordaient nous sommes parti le vendredi passé. Nous avions peur car 1 kilo trop de bagage est à peu près 30 euros et tout ensemble on avait 15 kilos de trop. Mais Bert avec son bavardage facile “d’Amsterdamien” réussit qu’on pouvait prendre tout. Un vrai miracle.
A cinq heures le matin (temps Namibien, une heure plus tôt qu’en Europe)nous arrivions à Windhoek.Oh la la, la température était sous zéro, alors nous nous dépêchons pour entrer le bureau de douane. Nous attendions quelques problèmes car ce temps ci nous n’avions pas un ticket de retour et la dame au guichet pourrait nous refuser avec seulement un visa touristique. Mais de nouveau Bert utilisait tout son charme et donnait la dame une copie de notre application de visa permanente. Pas du tout un problème. Dans 5 minutes nous avions les passeports estampillés et nous pouvions chercher notre bagage et les portes s’ouvraient pour la Namibie.

Nos amis Clive et Terlinah nous attendaient. Ils avaient quitté Rehoboth a 2h30 la nuit pour nous chercher à l’aéroport. Quel bienvenue!
Après un cappuccino et ça va sans dire Bert un dobule espresso, nous partions pour Rehoboth, encore 1 1/2 heure de route.

Arrivés au centre on pensait un receuil chaleureux. Les portes étaient grandes ouvertes. Comme c’est gentil de l’équipe, on pensait… maintenant on peut passer toute suite! Mais tout le monde dormait. On avait le clé et bientôt tout le bagage était dans la maison. Une heure plus tard on apprenait que la fermeture des portes étaient cassée et une des voitures du centre RKC était volée. Ah oui… quel bienvenue à Rehoboth.

L’après-midi nous avons regardé le match football Pays Bas-Danmark. Même les habits oranges qu’on avait emmené pour l’équipe (tradition hollandaise) n’ont pas apporté du succès. Même pas la T-shirt orange de Janne qu’elle avait peint au travail et les chaussettes oranges qu’un ami l’avait donné n’ont pas contribué au succès pour les hollandais. Bert et moi nous ne sommes pas du tout intéressés au football mais même pas notre enthousiasme (aussi un vrai miracle) avait d’influence.Aujourd’hui les Pays-Bas ont encore une occasion contre Allemagne, mais les connaisseurs ont des doutes, alors nous pouvons garder tous les choses orange pour l’anniversaire de la reine, quand nous serons invités à l’ambassade néerlandais pour manger des croquets hollandais.

Le dimanche nous étions invités pour une fête d’anniversaire de la mère de Clive (80 ans). Une grande assemblée de membres de famille et Clive nous introduisait comme “sa famille hollandaise”. De nouveau les bienvenus à Rehoboth.

Nous pensons de prendre deux semaines de repos pour un peu acclimatiser car les derniers mois étaient très intenses. En tout cas nous aurons des rencontres avec l’équipe et aussi des repas ensemble régulièrement. Le samedi prochain il y aura une journée d’équipe. Nous sommes curieux.

Mais c’est important de commençer tranquillement, car Janne a besoin du temps pour s’adapter à la situation nouvelle et nous voulons l’aider avec cela ainsi que possible.
Janne a aussi un blog (seulement en hollandais) http://www.janne1984.waarbenjij.nu. Si vous voulez ecrire quelque chose elle sera bien content de lire.

Voilà nos nouvelles, une prochaine fois nous écrirons un peu sur la vie ici à Rehoboth

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« Je vous envoie » 29 mai 2012

Encore une fois, nous avons une précieuse confirmation pour notre grande aventure. Bert est abonné à une lecture quotidienne de la Bible en numérique et ce matin il a reçu le passage suivant : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, non, c’est moi qui vous ai choisi. Je vous ai donné la mission d’aller, de porter du fruit, du fruit qui soit durable. Alors le Père vous accordera tout ce que vous lui demanderez en mon nom » Jean 15v16.
Une formidable promesse…

Corrie Ten Boom a dit une fois « Ne te pose pas de question dans les heures sombres sur ce que Dieu t’a dit dans la lumière ». C’est si bon de se rappeler ce verset de Jean 15 car nous devons réaliser que notre voyage ne sera pas toujours facile. Hier soir, nous sommes rentré de notre conférence de Pentecôte. Nous considérons comme un privilège d’avoir pu faire partie de cette équipe pendant 10 ans. Nous avons œuvré pour les autres mais dans notre cœur, nous y serons toujours. C’était précieux et constructif pour notre foi de voir les merveilles de Dieu agissantes dans la vie de tant de personnes.

Maintenant de nouvelles tâches nous attendent, comme nous préparons nos valises et que nous nous débarrassons de nos derniers biens, nos pensées sont retenues par ce qui nous attend en Namibie. Nous sommes plein d’enthousiasme d’aller et renforcer l’équipe qui est déjà là bas.

Qu’est ce que vous allez faire ?
C’est une question que nous entendons beaucoup. Eh bien d’abord, allez jeter un œil sur le site de René Kids Centre (www.renekidscnetre.nl). La vision, les but et objectifs sont en anglais et au travers des photos, vous vous ferez une idée de tout ce qui est fait dans le projet.
Les jeunes de notre équipe font un travail énorme et nous considérons comme un grand compliment de demander à des « anciens » de venir.
Nous voulons être là pour eux, avoir une intimité (Eh les gars, ça veut dire beaucoup de barbecues !) les équiper et les coacher et être une oreille attentive ; et pas seulement pour eux mais également pour les équipiers Namibiens.
Bert commencera quelques petits projet, maintiendra de bon contact avec le gouvernement, sera en relations avec les entreprises et autres organisations à Rehoboth et nous construirons ensemble des relations avec les églises locales.

René Kids Centre ne souhaite pas rester dans un cercle Hollandais mais nous voulons être enracinés dans la société Namibienne, construire des relations d’amitiés avec les Namibiens.
Janne sera également occupée au centre. Elle s’occupera de la laverie puisque les enfants prennent une douche au centre ; et elle aidera également à la préparation des repas et fera les sandwichs pour les clubs d’enfants. Nous sommes heureux qu’une personne de l’équipe s’occupe d’elle. De cette façon, son travail et sa maison seront clairement séparés.

Mais pour l’instant ce sont nos dernières semaines d’au revoir.

Comme nous l’avons dit précédemment, vous êtes tous cordialement bienvenus pour notre soirée d’au revoir le samedi 2 juin. Pour plus de détails regarder les messages précédents.
Et notre prochain message arrivera de Namibie.

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En mai, tous les oiseaux pondent…Les Kwakkels (« quails » = cailles)aussi
(message du 29 avril)

Avril s’est déroulé avec une soirée spéciale le 12 avec Otto de Bruijne , Elise Mannah et Henk Doest (prédicateur, chanteuse et musiciens). Encore merci beaucoup pour vous trois. Nous sommes convaincu que chaque personne présente a apprécié cette soirée autant que nous. Nous voulons aussi remercier chacun de vous qui nous soutenez. C’est bon de vous avoir comme partenaire dans notre ministère.
Pour les lecteurs hollandais, vous pouvez écouter l’enregistrement de la soirée du 12 avril en cliquant sur « blikkiesdorp » au niveau de la page d’accueil.

Après cela, nous avons passez une temps particulier avec nos amis Namibiens Clive et Terry ainsi que nos amis français Liliane et Alain, Claude et Annie. Bien sûr, nous n’avons pas pu les accueillir dans notre petit chalet donc ils ont loué des cottages, comme cela, chacun avait son espace personnel mais nous étions tout près les uns des autres.
Africain, Français, Hollandais et langage des signes…tout mélangé.
Sorties vers Amsterdam, promenades touristiques dans notre pays, une overdose de tulipes mais en premier et par dessus tout des repas ensembles.
Vendredi passé nos amis français nous ont quitté et ce mardi Bert ramènera nos amis Namibiens à l’aéroport de Francfort direction Windhoek.

Maintenant notre compte à rebours a réellement commencé : Encore 39 jours.

Nous avons une expression hollandaise qui dit « en mai tous les oiseaux pondent »…Kwakkels (« quails » = cailles) aussi.
Pondre signifie dans une autre expression hollandaise faire quelque chose de difficile, quelque chose qui coute.
Pour nous mai est le mois pour « voir les gens pour la dernière fois » et « faire les choses pour la dernière fois »
Pour la dernière fois comme volontaires à la conférence pentecôtiste de Stichting Opwekking (une organisation évangélique). Bert aidait à la gestion, Carla sera à l’accueil de la tente de prière et Janne se réjouit d’aider à la préparation des repas. Cet événement nous manquera certainement.
Enfin, le 25 mai, c’est le 5ème anniversaire de notre petit fils Tijs et actuellement c’est le dernier que nous envisageons ensemble. Plutôt difficile.

Ce sera très précieux pour nous que notre église sera notre soutien en prière et dans le culte de juin 3 on priera encore pour nous, une réunion d’adieu. Ca va sans dire qu’on continuera le contact.
Le vendredi 8 juin nous partirons de l’aéroport Schiphol à Amsterdam, via Franfort à Windhoek. C’est exprès que nous partons à trois pour ne pas exciter Janne trop. Les adieux sont déjà assez difficile.
Un temps nouveau commence, mais nous savons clairement que c’est la voie dans laquelle Dieu nous dirige et nous sentons une paix profonde.

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Partir c’est mourir un peu. (le 7 avril 2012)

Voilà un nouveau mois de passé. Bert est en Namibie pour la dernière fois seul et il célèbre pâque à Rehoboth. La semaine passée, il y avait des services à l’église tous les soirs pour se rappeler combien Jésus avait souffert pour notre salut. C’est impressionnant de vivre cela tous les soirs et il n’y a pas de doute que ça sera très enthousiasmant de vivre pâque demain. Le Seigneur est vraiment ressuscité! Par sa mort, Il a effacé tous nos péchés (Heb1) Il n’y a plus de condamnation pour chacun de nous ! Quelle merveilleuse nouvelle, quel merveilleux espoir et quel merveilleux Dieu nous avons.
Ce Dieu que nous servons et à qui nous obéissons quoi qu’il en coute.

Quand nous sommes arrivés dans notre magnifique chalet au camping, notre objectif était de « vivre ici de façon temporaire ». Notre rythme journalier a continué comme auparavant. Mais maintenant la date de notre départ approche, nous commençons à penser différemment. Maintenant nous ne sommes là que pour peu de temps. Il y a de plus en plus de choses que nous devons laisser ou alors, nous transférons nos taches à d’autres personnes…ou encore, nous faisons les choses pour la dernière fois.
Nous réalisons que c’est la suite logique, c’est notre décision et maintenant ça devient étrange.
Ce temps de transition nous demande beaucoup émotionnellement.
C’est pour cela que j’ai commencé par la citation française : « Partir c’est mourir un peu »
Heureusement, nous voyons aussi le coté humoristique des choses. La semaine dernière, j’étais au supermarché et j’ai vu une vraie affaire pour du papier toilette : 24 rouleaux pour le prix de 8….Mais j’espère que nous n’en aurons pas besoin et je les ai laissé au magasin !

Les semaines qui viennent sont occupées pour les au revoir. Notre agenda est quasiment rempli. Ca serait vraiment difficile d’ajouter quelque chose même si nous aimerions voir chacun d’entre vous. C’est pour cela que nous sommes heureux de vous proposer deux possibilités ici :

Ce jeudi 12 avril, vous êtes les bienvenus pour un joyeux événement qui nous est offert par nos bons amis Otto et Renée de Bruijne. Henk Doest et Elise Mannah seront des nôtres et feront un concert. Ca sera aussi pour nous l’opportunité de partager ce que nous ferons au projet de Rehoboth. Cette soirée commencera à 19h30. Vous êtes les bienvenus à l’église de « evangeliegemeente Shekinah » De Roef 1, 8251 BJ Dronten.

La seconde possibilité pour voir chacun d’entre vous sera notre fête d’au revoir le samedi 2 juin de 10h00 à 14h00 à la Menorah Kapel de Near East Ministry, Voorthuizerweg 5 3862 PZ Nijkerk (N303). Merci de nous dire quand vous pensez venir pour prévoir la préparation du repas.

Vous êtes très cordialement bienvenus

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Chaque vie est précieuse (3 mars 2012)

Quand les gens ont appris nos projets de départ pour la Namibie, on a souvent eu des commentaires comme : « A quoi pensez vous ? » ou alors « Et vous emmenez même Janne avec vous !!! »
Oui, c’est ce que nous faisons, car nous sommes convaincu que Dieu ne va pas seulement nous utiliser mais qu’il a un plan et un but pour Janne en Afrique. Quelqu’un a prophétisé à notre sujet et a ajouté : « Janne va en Afrique … et vous allez avec elle. » Peut être est il bien de vous dire ce qu’a fait Dieu dans la vie de Janne et la nôtre.

Nous étions toujours convaincu que nous n’avions aucun mérite d’être né et d’être élevé dans une relative richesse comparé aux personnes d’autres pays. Nous n’avions rien fait pour mériter cela, nous étions nés ici mais ça aurait très bien pu être à un autre endroit. De la même façon, avoir deux garçons en bonne santé qui étaient le désir de nos cœurs n’était pas si évident pour nous. Nous savions que ça pouvait être différent et comme nous avions de la place dans notre cœur et dans notre famille pour d’autres enfants, nous sommes devenu famille d’accueil pour répondre à des situations de crise. Après quelques placements assez intenses, nous avons eu Janne, 6 mois, minuscule et fragile comme un nouveau né. Une magnifique fille avec le Syndrome de Down qui a rapidement reçu notre amour et celui de nos garçons.
Janne avait un grave problème cardiaque. Quand nous avons du l’amener à l’AMC, l’équipe de cardiologues nous a demandé : « Que voulez vous pour cet enfant ? Elle ne vivra jamais plus de 10 ans, elle ne marchera jamais et aura de plus en plus de problème de santé. » Il semblait qu’ils ne voulaient ou ne pouvaient rien pour elle. Mais elle vivait ! Et nous devions la regarder se battre pour terminer son biberon de lait. Après de longues tracasseries pour savoir qui avait l’autorité pour signer l’autorisation pour l’opération, elle a fini par passer plusieurs tests.
Nous voulions désespérément que Janne guérisse et dans cette situation nous avons demandé très précisément à Dieu de venir et faire quelque chose : « Seigneur, Tu es capable de la guérir ! » Nous étions impuissant. Dieu était le Seul qui pouvait agir ; nous en étions convaincu.
ET IL L’A FAIT !!!
Quand nous sommes allez chercher les résultats vers le cardiologue, il a marmonné quelque chose comme « un miracle de la nature ». Les tissus s’étaient développés au niveau du trou entre les deux ventricules cardiaques et il se refermait doucement. Ils ont attendu qu’il se ferme complétement et ainsi l’opération est devenue inutile.
Pour nous c’était vraiment un miracle de Dieu. Toute vie est précieuse et même la vie de Janne était précieuse aux yeux de Dieu.
Ce miracle a complétement retourné la vie de notre famille… c’était Dieu et nous voulions le suivre, quelque soit ce qu’il nous demanderait. Et quand vous dites cela à Dieu, il vous prend au sérieux et c’est ainsi que les choses s’enchainent.

Bert travaillait comme volontaire au Sam’s Inn, le coffee bar de Jeunesse en Mission à Amsterdam vers la gare centrale. Beaucoup de sans abris et de drogués y venaient. A ce moment (dans les années 80), rien n’était fait pour les drogués qui avaient contracté le Sida. Nous avons fait une école de Disciple à YwaM et nous avons travaillé deux ans au cleft dans le district Red Light d’Amsterdam. Après cela, nous avons déménagé avec nos enfants dans une communauté pour 6 ans où nous aidions les personnes à vivre sans drogue ni alcool. Ce n’était pas toujours facile mais c’était un temps merveilleux. A cause de différentes circonstances, nous avons du arrêté en 1995. C’était une décision difficile à prendre.

Quand nous avions prié avec Jeunesse en Mission, plusieurs fois nous entendions le texte concernant le grain de blé qui devait mourir en terre afin de porter du fruit et se multiplier et quelqu’un nous avait dit : « ce que vous avez expérimenté dans les années passées est un processus d’apprentissage pour plus tard »

Même si nous trouvions cela très dur, nous avions vu la fidélité de Dieu dans tout ce que nous vivions. Dieu a pourvu pour un travail et nous savions qu’Il nous portait à travers toutes les tempêtes que nous vivions dans la famille. Nous avons trouvé notre chemin en servant dans les différentes églises que nous avons rejoint.

En 2008, nous avons été en contact avec René Ruitenberg et avons commencé à nous engager dans cette merveilleuse initiative de donner de l’’espoir aux enfants de Rehoboth en Namibie. (Voir http://www.renekidscentre.nl) Au début, c’était comme membre du bureau ici aux Pays Bas mais quand l’équipe en Namibie mentionnait régulièrement que « ce qui a besoin d’être réalisé, c’est tout ce qui touche le problème des addictions qu’ils rencontrent. » C’était pour nous comme si le cercle de notre vie était bouclé.
Maintenant, nous avions besoin de la confirmation de Dieu : «Seigneur, est ce notre propre idée, ou est ce la Tienne ? » Le lendemain, nous avions notre réponse au travers de Philippiens 2 v 13, une parole qui a jailli de ces pages : « Car c’est Dieu lui même qui produit en vous le vouloir et le faire conformément à son projet plein d’amour. » Ca ne pouvait pas être plus clair pour nous mais nous avons demandé deux confirmations supplémentaires.

Nous devions vendre notre maison – en ce temps de crise, ça serait réellement un miracle ! En un mois il y avait un acheteur et cet obstacle était enlevé. L’autre question était : « Seigneur nous ne devons pas décider pour nous même seulement, mais nous devons le faire pour Janne. Elle devait aimer venir avec nous car nous ne pouvions pas la laisser sans nous. Et que s’est il passé ? Janne s’est sentie vraiment à son aise en Afrique. Elle a aidé là où elle pouvait et elle a vraiment apprécié. L’année passée, nous sommes restés 5 semaines à Rehoboth et elle pleurait quand il a fallut dire au revoir. Elle aurait préféré rester.

Le petit bébé fragile et vulnérable – qui a priori n’était pas destiné à vivre selon la sagesse humaine – a trouvé grâce aux yeux de Dieu (C’est la signification du prénom Janne qui lui a été donné par ses parents naturels) Nous sommes convaincus que Dieu va l’utiliser. Elle est précieuse aux yeux de Dieu et elle va atteindre les autres enfants qui sont précieux comme elle à Ses yeux.
Et nous sommes privilégiés de pouvoir constater cela.

Est ce que ces étapes sont faciles ? Non, absolument pas ! Nos enfants sont adultes et ils ont leurs propres vies mais ce n’est pas facile de quitter Jeroen et Manon, Martin et Tijs notre petit fils. C’est le prix à payer. Maintenant nous sommes en paix. Dieu nous connaît et il sait ce que nous avons dans le cœur. Il prendra soin d’eux également.

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Entre deux mondes (du 1 février 2012)

Déjà le mois de février et la valise de Bert est à nouveau prête pour un nouveau voyage en Namibie. Il partira demain pour une semaine. Son agenda est rempli de rendez-vous. C’est plus facile maintenant qu’il a quitté son travail car autrement, il n’aurait pas eu le temps. Bien sûr, c’est merveilleux qu’il ait une soirée officiel d’au revoir avec ses collègues de la compagnie Turck à la fin de février.
En attendant, Janne et moi, nous avons notre propre « soirée femme » comme dit Janne. C’est également amusant. Nous aimons beaucoup notre mobil home au camping.

Néanmoins, c’est aussi un temps particulier. Nous sommes entre deux mondes. Notre vie avance dans le sens qu’elle doit. Janne va travailler tous les jours à Emmeloord, bien sûr nous voyons Jeroen et Manon, Martin et notre petit fils Tijs, la famille, les amis et en même temps, nous sommes très occupés par nos visas, des radios pulmonaires, des examens médicaux, les dernières injections, des nouveaux passeports, la recherche de soutien en formant un cercle d’amis qui souhaitent être partenaire dans le travail avec nous, l’organisation d’une soirée d’au revoir et la préparation du départ. La date de notre soirée d’au revoir sera le 2 juin. Les détails suivront. La date de notre départ est également fixée. Ca sera le vendredi 8 juin de Schiphol, via Frankfort pour Windhoek.
Tout ceci fait que nos sentiments sont partagés – des sentiments doubles comme on dit en Hollandais- car nous avons la paix et la conviction concernant le chemin que nous devons prendre et nous y engageons mais en même temps nous trouvons très dur de dire au revoir particulièrement à nos enfants. C’est le prix à payer pour le choix que nous avons fait.

Le weekend passé, nous étions nous deux en France pour dire au revoir à des amis précieux que nous avons là- bas. Janne est restée avec ma sœur Wilma « je ne viens pas Maman » a t elle dit « Ils parlent un drôle d’anglais » et évidemment, c’est difficile quand vous ne comprenez pas un mot de français et en plus, elle a passé de bon moment à Bennekom.
Pour nous c’était un temps particulier à Roches les Blamont. C’est quelque chose de célébrer 50 années d’amitié (depuis 1962) oui, réellement 50 ans. Le père de notre amie Liliane- qui a atteint un âge respectable- nous a bénis comme un patriarche avec les mots de 1 corinthiens1 v7-8 « Ainsi, il ne vous manque aucun don de la grâce divine tandis que vous attendez le moment où notre Seigneur Jésus Christ apparaitra. Lui même d’ailleurs vous rendra fort jusqu’à la fin pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus Christ. » Cela nous a profondément touché.

En regardant le « René Kids Centre » nous pouvons dire que la construction du bâtiment principal a repris. On nous a dit que ça serait terminé à la fin de l’année 2012. Nous sommes très reconnaissant pour les entrepreneurs des Pays Bas qui se sont unis pour nous aider à réaliser notre vision. En novembre dernier, ils sont allés avec René Ruitenberg pour visiter le projet à Rehoboth et comme nous, ils sont rentrés profondément touchés par les sinistres circonstances dans lesquels vivent les personnes du Block E (les taudis). Grace à ces frères, il a été finalement possible de terminer le toit du bâtiment. Ainsi nous pouvons utiliser 4 classes et cela nous permet d’étendre nos activités. Actuellement, le programme scolaire se déroule dans une de nos maisons. Mi janvier, la troisième année scolaire du RKC commence et même si nous sommes à l’étroit, nous avons pu accepter de nouveaux étudiants.
Quand le bâtiment sera terminé, nous aurons également une grande cuisine qui nous permettra de cuisiner pour 500 enfants à la fois. Quelle différence ça sera. Pour l’instant, les enfants qui viennent au Club d’enfants le lundi ont un double sandwich à la confiture, une pomme et une boisson. Nous avons également un grand hall pour les activités avec les enfants, une salle à manger, une salle pour la crèche, une bibliothèque, un magasin etc… Beaucoup de projets et d’idées.
Si vous voulez en savoir plus vous pouvez visiter le site http://www.renekidscentre.nl.
Excusez que les infos sont seulement en anglais.

Vous pourrez également avoir des nouvelles sur les Benjamin Kids, un projet de parrainage pour les enfants de Rehoboth.
Souhaitez vous réfléchir et devenir un de nos partenaires pour ce travail ? Nous apprécierions beaucoup si vous pouviez nous soutenir mensuellement. C’est possible par l’intermédiaire du compte bancaire du René Kids Centre en notant « Kwakkel Family » (pour les détails bancaires regarder sur notre page Contact) Par dessus tout nous apprécierons vos prière.
Aux yeux de Dieu, il n’y a pas de différence entre quelqu’un qui part comme nous le faisons, et quelqu’un qui reste aux Pays Bas (ou ailleurs dans le monde). Il nous aime tous de la même façon. La chose la plus importante est que nous grandissions pour être plus comme lui et que nous montrions au monde qui nous entoure que Dieu existe et nous aime d’un amour éternel.

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IMPRESSION DEPUIS REHOBOTH (11 janvier 2012)

Actuellement, Bert est en Namibie avec Roel et Ruben de « Prominent » pour faire un inventaire de ce qui est nécessaire pour terminer la construction du bâtiment principal, des équipements nécessaires etc.…
Bien évidemment, il pourrait y passer sa vie. Douce chaleur et occupation à ce qui lui tient à cœur. Bert s’enrichit de tout cela. Ce vendredi, il revient. Nous avons hâte de le voir à nouveau. Un appel téléphonique bref, puis beaucoup de SMS, c’est de cette façon que Janne et moi pouvons le contacter mais maintenant, internet est installé, je peux lire les rapports de Ruben et malgré la distance, je peux me joindre à eux dans ce qu’ils vivent.
C’est intéressant de noter que même si je connais la situation, ça me touche vraiment quand je lis les histoires de Ruben. Je voudrais partager ceci avec vous également. Ceci est le rapport de lundi dernier.

Lundi : Un lieu où nous devons nous confronter est la décharge d’ordures. C’est un endroit où chaque habitant de Rehoboth et bien sûr le RKC (René Kids Centre – Centre d’accueil pour les enfants où vont travailler Bert et Carla) apporte ses ordures.
Vous pouvez difficilement en croire vos yeux. Des enfants âgés de 14-15 ans enregistrent nos plaques d’immatriculation sur un carnet. C’est une demande du conseil municipal. Ca n’a pas d’autres conséquences. Comme le RKC a ces enfants à l’école, nous recevons un accueil chaleureux. De nouveau, nous voyons l’opinion positive des enfants vis a vis du RKC. Un d’eux nous montre un endroit où nous devons déposer nos ordures. La chose suivante que nous savons, c’est que 5 enfants (de 10 à 17ans) sautent dans notre voiture sans nous demander bien évidemment. Nous roulons jusqu’à l’endroit qui nous a été montré et les enfants nous aident à décharger les poubelles avec nos sacs poubelles. Ensuite, la procédure de recyclage commence. Rapidement, les enfants recherchent les choses comestibles ou l’acier. Un des enfants arrache rapidement 3 sacs poubelle pendant que les autres ne le regardent pas (ils sont distraits pas l’appareil photos de Roel – tous très intéressés) et le garçons court avec son trophée comme s’il avait volé un banque. L’étape suivante de la procédure est d’enlever le verre et ensuite ce qui reste est brulé.
A la fin, seulement quelques boites ou métal restent. Les enfants casseront le verre dans de grands bidons en plastique (sans protection pour leurs yeux, les mains ou leurs pieds nus) Les boites et le métal sont collectés par les plus âgés. Ils seront payés pour cela.
Les plus jeunes cherchent d’abord la nourriture dans toutes les poubelles. C’est une expérience incroyable qui s’ajoute à ce que nous avons déjà vécu.

J’arrête ici le rapport de Ruben. C’est un monde que j’imagine difficilement mais c’est leur vie de tous les jours. Quand j’ai lu le rapport de Ruben, j’ai réalisé à nouveau : c’est là bas que nous voulons être, juste pour leur montrer l’amour de Jésus et leur donner de l’espoir dans le futur. Peut être que notre aide n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan mais c’est mieux que rien. Schindler, l’homme qui a sauvé beaucoup de juifs des camps de concentration pendant la seconde guerre mondiale a dit une fois : « Quand tu sauves une personne, tu as sauvé le monde »
Quand tu peux aider ces enfants à avoir une vie et qu’ils osent croire qu’il y a un Dieu après cela, alors, nous avons aussi sauvé le monde.

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